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Et ce tas de bois, on va en faire quoi ?

Sur le bord des routes, en forêt ou à proximité, nous avons tous vu des tas de bois, en attente d’être chargés. Mais à quoi vont-ils bien servir ?

Tout d’abord, vous aurez pu remarquer que ces bois empilés ne font pas toujours la même longueur. Nous pouvons voir des billons, qui sont des troncs ou branches débités en petits tronçons de 1 à 2,5 mètres, qui eux sont destinés à partir dans la filière bois énergie ou bois d’industrie. Ensuite, ce que l’on appelle les grumes sont les troncs des arbres, relativement droits et longs. Leur taille est généralement comprise entre 12 et 16 mètres, et leur diamètre est souvent important. Ces bois-là donneront du bois d’œuvre.


Le bois d’œuvre

Il est issu des arbres de bonne qualité, et selon les essences va servir dans différentes parties des constructions : charpente, parquet, meuble, planche, menuiseries, bardage, platelage… Les qualités moyennes peuvent aussi servir à l’emballage en donnant des palettes. Le bois d’œuvre est l’usage le plus recherché en sylviculture car le plus rentable. De plus, le carbone stocké dans ces produits restera piégé aussi longtemps que le bois servira.

Le bois d’industrie

Ce bois provient d’arbres de qualité médiocre, chétifs, ou bien des parties qui sont trop fines pour donner du bois d’œuvre, comme les branches par exemple. Une fois réduit en copeaux, il va alimenter la filière industrielle et sera transformé en pâte à papier, en panneau de particules, ou bien en panneau isolant.

Le bois énergie

Lui aussi provient d’arbres de qualité insuffisante pour en faire du bois d’œuvre. Selon l’usage qui va en être fait, les billons pourront être fendus en bûches, pour un brûlage domestique particulier. Sinon, pour être brûlé dans des chaufferies collectives, il sera généralement broyé en plaquettes. Le granulé, quant à lui, est issu des sciures produites en scierie par la transformation de bois d’œuvre qui sont ensuite compactées en petit granulés, et sont un cas à part.

Tous ces tas de bois que l’on voit au quotidien seront pour la plupart transformés par des entreprises locales ou régionales. Nos scieries et nos exploitants s’alimentent presque exclusivement dans les massifs alpins, voire auvergnats ou jurassiens. Les bois qui s’exportent à l’international constituent une réalité, certes, mais pas une généralité fort heureusement. Notre tissu local d’entreprises est encore développé et riche, ce qui est une chance pour notre territoire !

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